Macif : grève et rassemblement à Niort sur les salaires

Suite à la révélation de l’augmentation du salaire du président du groupe la semaine dernière, les salariés étaient appelés à faire grève lundi à Niort.

Après la récente révélation du Canard enchaîné sur une augmentation du président du groupe de la mutuelle niortaise, et sur fond de négociations salariales, les syndicats CGT, CFDT, FO, CFE-CGC avaient appelé les salariés de la mutuelle niortaise à un mouvement de grève, lundi 28 janvier, dans toutes les agences Macif, et à un rassemblement à Niort. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant le siège de la mutuelle.

Une partie des manifestants, qui comptaient parmi eux des salariés de la Macif, d’autres filiales du groupe comme Apivia, Mutavie, mais aussi des sociétaires dont plusieurs « gilets jaunes », ont brièvement investi le hall du pôle sud-ouest du groupe, a constaté une correspondante de l’Agence France-Presse (AFP). Une délégation a été reçue par une représentante de la direction. Quelque 700 personnes, selon la déléguée CGT-Macif Véronique Métais, se sont rassemblées le temps d’un mouvement de grève, de 10 heures à 12 heures. Celui-ci a été fortement suivi, a assuré la syndicaliste, qui a aussi évoqué une forte mobilisation dans d’autres régions.

La Macif a fait état de « 1 700 grévistes » à 14 heures, soit « environ 17 % des effectifs » du groupe, mais « cela n’affecte pas la qualité du service sociétaires », a souligné l’entreprise. La direction « entend les revendications » et, « dans une démarche d’ouverture, poursuit le dialogue (…) en vue d’aboutir à un accord » sur les salaires, a-t-elle ajouté.

« Tension sociale à son comble »

La CGT a évoqué une « tension sociale à son comble » accrue par une révélation récente sur l’indemnisation du PDG, et alors que se déroulent les négociations annuelles obligatoires sur les salaires. La CGT réclame 8 % d’augmentation générale pour rattraper les retards accumulés, quand la direction « propose généreusement 0 % ». Le syndicat dénonce aussi des sous-effectifs chroniques, « des changements spectaculaires » dans le quotidien des salariés, dont une augmentation de 11,5 % du temps de travail sans compensation à la hauteur, selon la CGT, dans un nouvel accord d’entreprise que le syndicat n’a pas signé.

Le Monde 28 janvier 2019

 



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