Sud Assurance

 
                                                     
 
 
Le Syndicat Sud Assurance idf vise à regrouper les Salarié(e)s des Compagnies d'Assurances, Mutuelles d'Assurances, des Cabinets de Courtage d'Assurances, des Agents Généraux de l'Assurance, et les Retraités de l'Assurance dont l’entreprise a son siège social en Ile de France ou dispose d’au moins une entité (établissement, agence, etc) en Ile de France.
 
Le syndicat est membre de Solidaires Paris.
 
Il se définit comme Syndicat de Lutte et de contre-pouvoir, ne s'arrêtant pas à la porte des entreprises, mais impliqué dans la vie économique et sociale.
 
SOLIDAIRES entend lier :

La défense des salariés,

La transformation de la Société,

L'émancipation des individus afin qu'ils puissent penser et agir sur leur  environnement de travail et être acteurs de leurs vies.


Texte fondateur

 

Un développement syndical indispensable pour faire entendre notre choix de société

Un environnement difficile pour le syndicalisme

Nous évoluons dans un environnement où nos valeurs fondamentales sont battues en brèche par le conditionnement des populations à la précarité, l’éphémère, la manipulation, l’individualisme, l’image, la soumission, la peur, voire l’abus de confiance etc.
Le renouvellement des générations avec de nombreux départs en retraite dans l’assurance remplacés par beaucoup moins de nouveaux embauchés, sévèrement sélectionnés ainsi que l’environnement général et la « diabolisation » des syndicats par les politiques accentuent cette perception.
 

 
L’impact de cette évolution sur les droits sociaux, sur la structure des rémunérations favorise l’accumulation de richesses pour une minorité et le développement des inégalités du fait de leur nature même et des choix fiscaux et sociaux de nos entreprises.
Cette individualisation est largement favorisée par les nouveaux modes de management : évaluation, mise en compétition, rémunération à la performance etc. La logique capitaliste des entreprises d’assurances est avant tout la recherche du profit maximum. Pour y parvenir, les  benchmarks  (études comparatives pour déterminer les moins disant financiers donc avec le minimum de Personnel) ont été créés et servent de missel à nos patrons qui n’ont aucun scrupule quant à la conséquence de la  casse sociale  qui en résulte.
Tout ceci concourt au repli sur soi, les syndicats étant souvent déconsidérés par de trop nombreux salarié-e-s. Cette perte du collectif dans le travail dessert les actions collectives traditionnelles. Chez de nombreux salariés, la demande de nouveaux modes d’action est également très présente, elle traduit tout à la fois une certaine résignation, une crainte de la grève et une réelle attente qui doit être prise en compte.
Certes, nous dénonçons dans nos entreprises, les dérives constatées mais sans pouvoir réellement peser sur les orientations et décisions (néfastes pour nos clients et rétrogrades pour les salariés) prises par nos patrons.
Qui plus est, nos moyens limités (tant d’informations que financiers ou de disponibilités) et la mobilisation quasi inexistante du Personnel (peur du chômage, frein à l’évolution, pression, développement du revenu aléatoire – donc de l’individualisme -) ne nous permettent pas de mener toutes les actions qui s’imposeraient.
Au fond, outre les inégalités qu’une telle évolution favorise, le réel danger est celui de la fragmentation du salariat et son implosion. Une telle tendance a nécessairement un impact sur les droits sociaux.
Des interventions et/ou actions communes et concertées sont donc nécessaires et le syndicat Sud Assurance à un rôle important à jouer ; un rôle de coordinateur et de soutien technique et juridique des sections d’entreprise sans remettre en cause leur autonomie à laquelle nous sommes attachés.
Pour Sud Assurance idf, l’enjeu est tout à la fois d’éviter une fragmentation du monde du travail en une multitude d’individus isolés et en compétition permanente et de favoriser une cohésion sociale susceptible d’inverser le pouvoir de négociation, aujourd’hui aux mains des tenants du capitalisme libéral et des syndicats réformistes. Il s’agit aussi de créer, de recréer ou d’améliorer des contre-pouvoirs sur le lieu de travail.

La nouvelle donne engendrée par la contre-réforme sur la Représentativité

 
À ce constat de notre environnement, il convient d’ajouter l’impact de la modification de la représentativité syndicale. Une arme à double tranchant mise en place par le MEDEF avec l’aide de la CGT et de la CFDT, mais dont le seul but est de satisfaire le patronat, en affaiblissant la représentation des Salariés.
Si depuis sa mise en application, toute organisation syndicale peut présenter des candidat-e-s dès le 1er tour aux élections professionnelles, il faut néanmoins atteindre les 10% au niveau de l’entreprise (8% pour la branche) pour être représentatif.
Cette nouvelle donne, permet donc d’un côté à notre syndicat, de présenter nos listes sans passer, comme cela été le cas précédemment par la case justice, mais de l’autre, de voir certaines de nos sections perdre leur représentativité, faute des fameux 10%.
Nos implantations n’ayant jamais été plébiscitées par le patronat de l'assurance, nous subissons un manque de visibilité, de notoriété, qui nous permettrait d’être plus systématiquement connus des Personnels de l’Assurance.
Ce déficit de notoriété nous pénalise car dans de nombreuses entreprises de notre secteur, des salarié-e-s non syndiqué-e-s, des syndicalistes en rupture avec les pratiques de leurs organisations syndicales seraient prêts à nous rejoindre, à porter nos idées aux suffrages de leurs collègues.

Pérenniser l’existant

 
Face à ce constat, il convient dans un premier temps d’analyser l’état de nos forces et de renforcer nos équipes existantes.
Syndicalistes expérimentés, certain-e-s de nos camarades ont su faire face au parcours chaotique qu’exigeait la création d’une section syndicale. Cependant, il arrive trop souvent que faute d’avoir pu préparer la relève, nous nous retrouvions à l’heure de leur départ, avec certes des adhérent-e-s mais pas ou peu de militant-e-s.
Dans le cadre d’un fonctionnement sain, les sections syndicales disposant de moyens syndicaux doivent entretenir un contact régulier avec leur structure de rattachement. À ce titre, il est essentiel que les sections d’entreprise soient les relais et les contacts du syndicat afin de définir mais aussi d’appliquer les orientations, prises de décisions, de leur structure de rattachement, à savoir le Syndicat Sud Assurance idf.
 
Pour faire face à ce déficit militant Sud Assurance idf doit fortement inciter les sections syndicales à :
. Veiller à proposer à ses militant-e-s, les formations nécessaires à un épanouissement syndical dans leurs mandats,
. Créer au sein des sections, un climat convivial entre militants et adhérents, propice aux échanges, aux débats,
. Avoir une communication syndicale spécifique aux jeunes salarié-e-s (qui n’ont pas forcément les mêmes attentes ou inquiétude que leurs collègues plus âgés) afin de chercher, chez eux, de nouveaux adhérents,
. Avoir une communication syndicale spécifique aux femmes largement majoritaires dans nos professions
. Avoir une politique de communication régulière avec les salariés. Pour parvenir à cela, s’appuyer sur les différentes réunions auxquelles participent les adhérents de la section, à cela on peut ajouter soit des communications de Sud Assurance et/ou de l’Union syndicale sur des enjeux sociétaux.
 
Dans le même temps, notre syndicat est de plus en plus sollicité dans des entreprises où nous n’avions jusqu’à présent aucun représentant. Ces contacts sont le plus souvent le fait de syndicalistes en rupture avec leur organisation syndicale attirés par l’image des syndicats Sud et de l’Union syndicale Solidaires. Dans ces cas de figure, il est primordial que le Syndicat s’assure d’une part (par des contacts directs) de la cohérence de la démarche de ces camarades avec nos idéaux syndicaux et que d’autre part, un point complet soit fait avec le ou les camarades sur les possibilités d’implantation et de développement d’une section syndicale (moyens financiers et logistiques, contacts interpro, etc.).

Se donner les moyens de réussir !

 
La réussite de notre développement ne pourra s’obtenir que si nous nous donnons les moyens d’y parvenir et de répondre aux attentes des adhérents et des salarié-e-s de nos secteurs d’activité.
Notre syndicat, comme certaines de nos sections est doté d’un site Internet qui est un lien et un outil de contact important entre nous et les salariés de la profession.
Cependant ce mode de communication n’apporte qu’une réponse limitée, en ne mettant en contact que des salariés déjà sensibilisés  à notre démarche et à nos idéaux syndicaux.
Nous ne pouvons nous contenter de ce mode de contact, afin de porter la voix de Sud Assurance au plus grand nombre, nous devons retrouver le travail militant qui favorise le contact et les échanges, directement sur les lieux de travail.
Pour ce faire, il est indispensable, que nous puissions porter notre message syndical aux portes du plus grand nombre d’établissements d’assurance. Nous savons que nos moyens humains sont encore limités, mais nous devons nous appuyer également sur nos camarades des Solidaires Locaux pour assurer, avec nous, des distributions de tracts aux salariés de nos secteurs d’activités.
Au sein du bureau du syndicat, il faut créer un comité de rédaction afin d’établir régulièrement des communications nationales (tracts, communiqués de presse) qui viendraient en soutien des tracts locaux, renforcer la politique de communication du syndicat à l’attention des adhérents et des salariés.
Voici donc quelques pistes de travail, d’orientation sur lesquelles notre syndicat pourra orienter son action.
Rester au contact des réalités du ressenti quotidien de nos collègues de la profession, dénoncer les méfaits du capitalisme, informer sur nos propositions pour sortir de ce marasme, replacer les adhérents au cœur des décisions, autant d’éléments pour développer durablement le syndicalisme que nous voulons défendre avec Sud Assurance.
 

FONCTIONNEMENT, STRUCTURATION, DEVELOPPEMENT DE NOTRE SYNDICAT

 
Des moyens à mettre en œuvre

 
Un constat s’impose : il en est de notre développement comme de tous les sujets, sa mise en œuvre impose que nous prenions des décisions collectives pour dégager des moyens en temps militant, des moyens pour financer nos tracts et sections syndicales où le droit syndical demeure minime.
 
Chaque année, lors d’au moins une réunion du Bureau un temps spécifique sera réservé à faire le point sur la réalité, l’activité, les projets. La connaissance collective de nos réalités est nécessaire à une bonne appréhension des priorités à définir, et aussi de nos capacités d’action.
 
Le syndicat doit devenir un outil au service des salariés, des adhérents, et des sections syndicales.
 
Le développement de notre outil syndical est nécessaire si nous voulons renforcer la défense des salarié-e-s et être plus efficaces dans les luttes. Se renforcer, ce n’est pas faire de l’adhésion pour faire de l’adhésion, c’est faire le constat que pour peser davantage, nous devons travailler à construire un syndicalisme de masse.
 
Vouloir un syndicalisme de masse cela signifie se donner les moyens de diffuser nos informations, nos revendications, nos orientations auprès du plus grand nombre de salariées, quels que soient leurs statuts, quels que soient leurs patrons. Cela implique de prendre en compte toutes les diversités, de le dire et surtout de le faire.
C’est affirmer la nécessité d’un syndicalisme qui assure la défense quotidienne des salarié-e-s. C’est travailler à populariser nos idées, nos revendications.
 

Nous ne sommes pas des spectateurs-trices ni des commentateurs-trices du mouvement social. Nous voulons en être pleinement acteurs-trices et peser sur son évolution.

L’information syndicale

 
Actualiser régulièrement le site internet.
Créer un bulletin d’information. Pour le rendre plus attractif, il est nécessaire que chaque section, chaque adhérent ait le souci de transmettre des éléments. Sa rédaction, sa conception sont sous la responsabilité du Bureau du syndicat.
Créer une liste de diffusion pour permettre les échanges d’informations et les débats directs, transparents et démocratiques entre les adhérents et entre les sections syndicales comme cela existe dans tous les syndicats Sud Solidaires professionnels ou départementaux.

Campagnes et priorités nationales


Relayer les campagnes de l’Union syndicale Solidaires et  mener des campagnes nationales « assurance » répond à deux impératifs : d’une part, un souci d’efficacité car de telles campagnes sont nécessaires pour résister, pour gagner ; d’autre part, c’est un moyen de renforcer la cohésion de notre organisation, de contribuer à son développement.
Certaines de ces campagnes sont induites par une actualité que nous ne choisissons pas (retraites par exemple), mais nous devons mettre en place des commissions pour permettre d’en décider certaines et de proposer des tracts et communications sur des thèmes qu’il nous paraît important de mettre en exergue (conditions de travail, risques psychosociaux, salaires, formation professionnelle par exemple).
Le Bureau du syndicat a aussi pour rôle d’impulser certaines campagnes, par exemple pour soutenir, voire étendre, des luttes.
La définition de priorités nationales de développement, donc d’information, de moyens en temps militant, de moyens financiers, de formation, etc., nous permettra d’avancer ensemble, de construire ensemble notre Syndicat.
Pour cela, le rôle des Solidaires locaux est incontournable. Mais ceci ne prendra tout son sens qu’avec un engagement des militants et surtout des membres du Bureau : c’est là que se situe l’essentiel de nos moyens, militants et financiers.
 

Les moyens financiers et humains

Notre fonctionnement et notre activité reposent sur les cotisations versées par les adhérents.
Les sections syndicales ont besoin de moyen pour diffuser l’information dans l’entreprise, pour se développer et être représentatives.
Les sections syndicales doivent encaisser les cotisations de leurs adhérents et n’en reverser qu’une partie au syndicat.
D’autre part, les cotisations doivent être proportionnelles au salaire.
 
La question des moyens en temps militant doit aussi être posée. Nombre d'adhérent-e-s et militant-e-s ne sont pas élu-e-s, pas représentatif-ve-s et ne disposent pas d’heures de délégation. Quel temps personnel sommes-nous prêt-e-s à consacrer au Syndicat ?
 
En cohérence avec nos objectifs de développement, et dans le cadre de priorités comme défini plus haut, il nous faut maintenant aller plus loin. Il est de la responsabilité de chaque section syndicale, de chaque militant de décider quelle part elle consacre – directement ou indirectement – au développement de notre outil commun. Le Bureau et l’assemblée générale sont les instances démocratiques qui nous permettent de décider de l’affectation de ces moyens communs et d’en vérifier l’efficacité.

Les moyens juridiques

Le constat est qu’aujourd’hui beaucoup de militant-e-s et de sections syndicales sont livrés à eux-mêmes.
Pour les petites sections et les militant-e-s isolés cette aide est souvent inaccessible.
L’autre constat est une perte de temps importante et un gaspillage des compétences acquises par la non mutualisation de l’information.
Sud Assurance idf doit se donner les moyens humains et matériels d’avoir une aide juridique.

Il s’agit de mettre en adéquation notre structure et nos outils avec nos ambitions
 
 
 
 
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